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Un contexte de cacophonie alimentaire
 
Un décalage alarmant entre l'alimentation des Français et les recommandations

L'étude Su.Vi.Max [1] de suivi de consommation souligne une répartition par catégorie de nutriments de la manière suivante :

 

- Les apports moyens en glucides constituent 39 à 41 % de l'apport énergétique pour les adultes comme pour les enfants, alors qu'ils devraient représenter 50 à 55 % de glucides. Ces apports sont notamment insuffisants en amidon, et très insuffisants en fibres alimentaires alors qu'ils sont trop riches en glucides simples (essentiellement en saccharose).

 

- La contribution des protéines reste stable.

 

- Les apports moyens en lipides (gras) représentent 38 à 40 % de l'apport énergétique alors qu'ils devraient représenter 30 à 35 % de lipides. Les apports moyens en lipides sont donc trop importants et sont surtout caractérisés par un excès en graisses saturées.

 

On constate donc un réel décalage entre l'alimentation des Français et les recommandations nutritionnelles [2] :



[1] L'étude Su.Vi.Max est une grande étude épidémiologique (13 017 sujets - femmes de 35 à 60 ans et hommes de 45 à 60 ans - suivis pendant 8 ans) dans le domaine de la prévention nutritionnelle des maladies chroniques. Lancée en 1994, elle vise à tester l'impact d'un apport supplémentaire en vitamines et minéraux antioxydants dans la prévention des cancers et des maladies cardiovasculaires. Par le nombre de sujets concernés, par son caractère national, par sa durée, l'étude Su.Vi.Max constitue également une gigantesque banque de données sur l'alimentation et la santé des Français.

[2] Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) sont des valeurs choisies par des groupes d'experts français qui tiennent compte des données scientifiques concernant les besoins nutritionnels de la population. Les ANC sont fondés sur les besoins journaliers des groupes de populations ciblées.


Un décalage alarmant entre l'alimentation des Français et les recommandations
 
Les Français ont pris conscience du lien entre nutrition et maladie

Selon la dernière enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie sur les comportements et les consommations des Français, 85 % des personnes interrogées estiment que la manière dont elles mangent influe sur leur état de santé.

 

Et la « demande santé » grimpe désormais au premier rang des aspirations des consommateurs. Deux tiers des personnes interrogées dans une enquête récente de l'institut TNS Sofres (septembre 2006) disent choisir leurs aliments avec un « objectif de santé » alors que seulement 37 % d'entre elles avaient de telles exigences en 2000  .

 

Des inquiétudes sont nées suite aux différentes « crises alimentaires » et ont marqué les esprits. Une réelle attente des consommateurs existe désormais quant à la qualité des produits mis à leur disposition, ce qui explique en partie la sollicitation croissante des médecins sur les questions de nutrition. (cf. résultats de l'enquête SFMG)


 
 

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