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Les enfants

Dans l'étude INCA, la proportion d'enfants consommant au moins 3 aliments céréaliers ou autres féculents par jour est de 29 %.

- En revanche, dans l'étude Fleurbaix Laventie Ville Santé II [1] , étude où les familles enquêtées ont précédemment reçu de l'information nutritionnelle, cette proportion s'élève à 47 % chez les filles, 62 % chez les garçons.

- Chez les enfants les plus faibles consommateurs de glucides complexes, on note que les glucides complexes viennent surtout d'aliments gras et/ou sucrés : biscuits, pâtisseries, viennoiseries, « fast-food [2] ».

- Chez l'enfant, la part des glucides simples est plus élevée (17 à 23 % de l'apport énergétique total), que chez l'adulte (13 à 19 %) [3].

 

En ce qui concerne les quantités consommées pour les enfants, les seules données disponibles sont celles de l'INCA qui comptabilisent ensemble le pain et les biscottes.

 

Entre 3 et 5 ans

Entre 6 et 8 ans

Entre 9 et 11 ans

35 g

58 g

63 g

 

Dans le processus de diversification alimentaire, le pain peut être donné dès l'âge de 8 mois révolus [4],[5]; l'enfant étant capable de grignoter un quignon de pain.

- Le quignon de pain constitue le premier contact avec les produits céréaliers, après les farines infantiles.

- Le pain représente un outil pédagogique alimentaire privilégié. Il offre à l'enfant de nouvelles possibilités, comme apprendre à mastiquer, et lui impose de manger lentement. Ces deux conditions réunies sont nécessaires à la sensation de rassasiement dans l'apprentissage des notions de faim et de satiété. Au fur et à mesure qu'il grandit, il faut ensuite lui donner l'habitude de manger du pain à chaque repas.

- Par ailleurs, le pain permet l'apprentissage des goûts simples, par rapport aux produits industriellement élaborés. Dans cette optique, il se prête à de nombreuses associations avec de nouveaux aliments aux goûts de toutes natures, sucrées et salées.

- Le pain constitue un aliment familier qui permet de faire accepter plus facilement un ingrédient nouveau dans les étapes de la diversification alimentaire.



[1] Étude Fleurbaix Laventie Ville Santé II : 1997-2002. Cette étude a été menée dans le Nord de la France par l'INSERM U.258, les services de Nutrition du CHU de Lille et de l'Hôtel Dieu de Paris.

[2] Afssa : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Rapport : «Glucides et santé : Etat des lieux, évaluation, et recommandations », octobre 2004. 

[3] Ibid.

[4] Gojard S, Lhuissier A (2001) Monotonie ou diversité de l'alimentation : les effets du vieillissement. INRA, sciences sociales 2003, 5/02 (par le laboratoire de recherche sur la consommation de l'INRA).

[5] Programme National Nutrition Santé : « La santé vient en mangeant », 2002.

 

 


 
 

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